Finale de la Coupe de France, OM-Sochaux

Publié le par Josselin

blog-joss.jpg"DUR" est le premier mot qui me vient à l'esprit après le match de samedi.
"Le rêve brisé" soulignait le site officiel, pour Albert Emon c'est "Un grand malheur".
La déception est grande 2 jours après avoir échoué pour la deuxième fois consécutive en finale de la Coupe de France.
Après avoir mené au score par deux fois, les olympiens se sont inclinés lors de la séance de tirs aux buts.
Récit d'un match qui ne devait pas nous échapper...

 

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Avant le match, aucun doute, cette année devait être Marseillaise. Vainqueur de Sochaux il y a quelques semaines, l'OM affrontait de nouveau les lionceaux dans un Stade de France (quasiment ?!) tout acquis à sa cause.
40.000 supporters Marseillais pour 20.000 Sochaliens, c'est dire si le stade de France prenait des allures de Stade Vélodrome, les 20.000 autres places étant réservées à un public neutre. Le stade Vélodrome lui recevait 16.000 supporters, n'ayant pas pu faire le voyage, pour suivre la rencontre sur un écran géant spécialement installé pour l'occasion.
Même en l'absence des joueurs, le stade tremblait de l'ambiance des soirs de grands match et il n'allait pas tarder à exulter. Après un bon travail dans la surface Sochalienne, Nasri sert Cissé qui reprend victorieusement le ballon de la tête, on joue la 5ème minute 1-0.
Le match est lancé sur les chapeaux de roues. A l'inverse de l'an passé les Olympiens ont su prendre les devants et ouvrir rapidement le score.
La réaction des Sochaliens ne se fait pas attendre seul face à Carrasso, Grax tente le lob sur l'avignonnais, celui-ci battu est sauvé par sa transversale.
Dès lors le match perd en intensité, les Marseillais laissent le jeu au Sochaliens, qui ne parviennent pas égaliser.
Les 22 acteurs quittent donc la pelouse avec un petit avantage d'un but pour les phocéens.
Sevrés de titre depuis 93, on se prend alors à rêver à renouer avec notre glorieux passé (mais si lointain...), ce fut certainement trop tôt pour les ciel et blanc.

 

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Alain Perrin l'a bien compris, les Marseillais ont malgré eux cédé le jeu à ses protégés, il choisit donc de densifier son milieu de terrain. Et comme le souligne Avi Assouli, dont les commentaires sont retransmis au Vélodrome, Leroy est étonnement seul depuis le début du match.
Et il avait vu juste le bougre, qui soit dit en passant à saoulé tout le monde à parler de tout sauf du match.
Jérôme Leroy hérite d'un bon ballon sur l'aile droite, esseulé il prend tout son temps pour centrer, à la retombée Dagano crucifie Carrasso de la tête, 1-1.
La Coupe de France s'éloigne alors un peu, Albert Emon voulant alors contrer la tactique de son homologue sochaliens lance Oruma à la place de Niang. Ce choix me paraît de toute évidence étrange, alors que jusqu'à présent, lorsque l'OM était en mauvaise posture il avait choisi la carte offensive, là c'est plutôt un changement défensif. Paradoxal quand on sait qu'il faut marquer.
Son changement n'est pas si mauvais que ça, puisque effectivement l'entrée du nigérian permet à l'OM de contrôler un peu plus le ballon, seulement, nulle doute que la vitesse de Mamadou aurait pu être un plus.
Mais tout comme la première mi-temps, la seconde période n'est pas très enlevée, et on se dirige inévitablement vers les prolongations.
Le score au bout du temps réglementaire : 1-1.

 

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Peu de temps après le coup d'envoi des prolongations, Emon choisit de faire rentrer Maoulida à la place de M'Bami (donc retour à la case départ, sauf que maintenant au lieu de Mamadou c'est Toifilou).
Entrée fracassante pour le Marseillais qui au bout de quatre minute sert admirablement Cissé qui s'offre un doublé, 2-1. L'arlésiens étraîne de la meilleure des manières sa nouvelle coiffure dont raffolerait Jacques Chirac ?!
La première mi-temps de la prolongation se termine, plus que 15 minutes à tenir.
Perrin tente le tout pour le tout et sort Dagano au profit de Le Tallec, et ce qui devait arriver arriva. Ce même Le Tallec remet les deux équipes égalité en marquant à son tour de la tête, 2-2.
Encore une fois nous n'y échapperons pas, la séance de tirs au but se peaufine à l'horizon.

 

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Quoi de plus inhumain que les tirs au but ?! Et à ce moment du match je ne peux m'empêcher de penser à une autre finale, il y a moins d'un an, qui avait vu l'équipe de France perdre la Coupe du Monde lors de la séance de pénalties.
Ce sont les Sochaliens qui débutent cette séance, Ziani transforme le sien, Taïwo dans la foulée égalise et Birsa redonne l'avantage aux siens, puis arrive Maoulida déjà ses dix mètres d'élan font douter tout le monde, mais s'en suit un course d'élan tout aussi absurde, il s'arrête pour réaccélérer et finalement freiner à un mètre du ballon pour envoyer un frappe molassonne que Richert arrête sans problème. Dans la foulée Le Tallec enfonce le clou, mais Cana réduit le score, Leroy ne rate pas le sien, Cissé non plus. On est alors au dernier tir sochalien, c'est Brechet qui s'avance, à l'inverse de Maoulida il choisit de prendre un petit élan, sa frappe en tout aussi peu vive et Carrasso remet les siens sur le droit chemin, ainsi Nasri égalise à quatre tirs au but partout.
L'épreuve de la mort subite aura raison des Marseillais, Brunel à son tour trompe Carrasso. On le sait aujourd'hui, Ribéry ayant refusé de tirer c'est Zubar qui prend les devant, mais l'ancien joueur de Caen voit sa frappe repoussé par Richert, la messe est dite la Coupe de France est Sochalienne.

 

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C'est une nouvelle fois une immense désillusion, l'OM ne semble plus "savoir" gagner des titres.
Mais en faisant un match moyen, l'OM a réussi à prendre l'avantage par deux fois, on peut se demander quel aurait pu être le résultat s'ils avaient été à la hauteur de l'évènement ?
Ce match apportera au moins une satisfaction, celle de Cissé qui montre qu'il est certainement l'homme de la situation.
12 millions d'euros moi je dis que c'est un coup de poker qu'il faut tenter...

 

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Homme du match : s'il devait être marseillais ce serait Djibril Cissé, il s'offre un doublé et plus que jamais fait taire ses détracteurs.
Seulement il faut le reconnaître, le véritable homme du match est sochalien et c'est Jérôme Leroy qui a montré qu'à 33 ans il en a encore dans les gambettes.

 

Le moins : je dirais Toifilou Maoulida pour sa parodie de pénalty qu'il aurait pu nous réserver pour un autre soir, si en temps normal elle aurait pu nous faire rire, cette fois elle ne nous laisse que les yeux pour pleurer.
Mais ce n'est finalement lui qu'il faut accabler, le non-match de Franck Ribéry, les absences de la défense, etc... C'est un tout qui nous a fait perdre cette finale.

  

 

Comme l'a souligné Michel Tonini ancien président des Yankees, nous nous devons d'être "plus que jamais fier d'être marseillais"  

(Photos OM.net)

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Publié dans Saison 2006-07

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