10ème journée, OM-Lyon

Publié le par Ludovic

Bon, on va pas la jouer mytho, Lyon était trop fort dimanche ... toute façon ils sont trop forts tout le temps depuis 5ans ces Lyonnais. Mais, car il y a un mais, nos petits skieurs de fond ont légèrement ravivés à l'esprit des supporters, les vieux démons de l'OM, à savoir une défense perméable, voire gruyère, ainsi qu'une incapacité à aligner 3 passes sans perdre le ballon. Zou résumé !

 

 

Bon alors, chers lecteurs-Juninho, Juninho-chers lecteurs. Voila les présentations sont faites en ce qui concerne le maître-artificier de Lyon. Et pourtant, tout avait si ... mal commencé. En effet, les Lyonnais profitent assez rapidemment des largesses marseillaises, et Kallström parvient a frapper au but, mais un grand Carrasso parvient à détourner le ballon sur son poteau, ouf (2e). Rien à signaler jusqu'à la faute de Cana qui récolte un carton jaune pour trop d'engagement. Le coup-franc est excentré, à 27 mètres, et serait plus pour un gaucher ... c'est sans compter sur Juninho qui une nouvelle fois fait mouche et laisse le gardien pantois (20e). Par la suite le match s'emballe et les olympiens peuvent remercier leur gardien qui sauve la maison trois fois en quelques minutes, face à Juninho (28e), face à Malouda (32e), et face à re-Juninho (37e). La défense est très fébrile, à l'image de cette altercation entre Carrasso et M'Bami ( je sais ils jouent ensemble, vous avez bien lu), le portier reproche à son milieu de ne pas avoir écouté ses directives lors d'un coup-franc de Juninho, mais tout est bien qui finit bien, car comme dans toute love-story, les deux hommes se pardonneront et feront l'accolade (snif).

 

 

Il faut attendre la mi-temps pour voir une vraie action phocéenne, et c'est Monsieur plus qui s'y colle, Lorik Cana fait parler sa détente, et place un coup de tête rageur qui viendra s'écraser sur la barre (44e), comme d'ailleurs Vercoutre qui s'en remettra (zut raté). C'est donc la pause, malgré des carences énormes face à une équipe habituée aux grands rendez-vous, on se dit que l'OM peut le faire, on se languis la reprise... Et le match s'emballe (48e) dès le coup d'envoi avec un but de ... Benzema ?? Mais c'est pas possible, ils se sont pas fait remonté les bretelles à la mi-temps ?

 

Allez on se motive les gars, un match n'est jamais perdu, mais parfois certains perdent la raison, comme notre cher arrière gauche Taiwo qui, l'espace d'un passage d'étoile filante, s'est pris pour Bruce Lee, en distribuant un Back-Kick (traduisez, coup de pied dans le dos), sur Malouda, qui le pauvre a vu son maillot se déchirer. Taiwo écope logiquement d'un rouge, et quittera le navire avant le naufrage (56e).

 

 

Quoique la messe n'est pas encore dite, en effet Ribéry, qui a troqué ses belles chaussures Donald, contre ses red-Nike habituelles embarque la défense lyonnaise dans une leçon de Salsa, il élimine un joueur, un deuxième, revient sur le premier qu'il n'avait pas assez ridiculisé, l'élimine à nouveau et sert Bamogo qui remporte son duel face à Vercoutre, même s'il était hors-jeu (70e). A ce moment la le stade chavire (pour le navire ça viendra) et tout le monde croit en la possibilité d'égaliser. Mais, les quintuples rois de France, font parler leur jeu à une touche de balle et après une talonnade de Benzema, et un petit pont de Toulalan, Juninho envoit le ballon dans le petit filet, et remet l'OM à l'heure du jour (78e). La suite n'est qu'illusion, les Olympiens n'inquièteront jamais la bande à Junny, qui s'offrira le luxe d'aggraver le score, centre de Diarra, Carrasso s'arrache mais ne peut que repousser le ballon dans les pieds de Kallström qui marque dans le but vide (87e). Voila, rien à dire si ce n'est que Lyon sera champion encore, et qu'il y aura deux championnats encore ... Encore un matin (??je m'emporte la)

 

 

L'Homme du match : Carrasso, le jeune portier a une nouvelle fois démontré son potentiel sans lequel, le score aurait été beaucoup plus lourd, peu aidé par une défense trouée, notamment Cesar qui avait mis ses bras à la place de ses pieds, et un manque de cohésion et de sérénité à l'image de Taiwo, ou M'Bami.

L'Arbitre : Un bon arbitrage, comme on en voit rarement, de beaux coups de sifflet, bonne extension du bras pour distribuer les cartons, et aucune presbytie apparente car aucun pénalty n'a été inventé.

 

@++ et courage

 

(photos Yannick Parienti, OM.net)

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Publié dans Saison 2006-07

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