16e de finale de la Coupe de France, Le Mans - OM
Troisième match et troisième déplacement pour l'Olympique de Marseille depuis la trêve, les deux premiers s'étant soldés par des victoires face à Cambrai et Rennes.
L'OM retrouvait la Coupe de France au stade Léon Bollet du Mans pour affronter le MUC72 qui rester sur un revers en Coupe de la Ligue face à l'OL.
Toute la semaine l'ambiance, a été particulière à la Commanderie, le futur rachat de l'OM par Jack Kachkar a fait la une de tous les journaux et pour beaucoup les joueurs risquaient d'être perturbés. Ajouter à cela l'absence de dernière minute de Toifilou Maoulida contraint de déclarer forfait pour raison familiale.
Les marseillais tentent de faire parler la poudre dès les premières minutes du match, premier corner de la partie, le ballon dévié au premier poteau atterrit dans les pieds de Zubar qui, surpris, ne parvient pas à le reprendre.
12ème minute, Nasri en meneur de jeu lance parfaitement Cissé, qui d'un amorti de la poitrine emmène son ballon, seul devant Yoann Pelé, son extérieur du pied trouve la main ferme du gardien manceau.
Deux minutes plus tard les joueurs du Mans s'illustre pour la première fois, toujours sur corner, Romaric reprend le ballon de la tête mais celui-ci passe au dessus des buts gardés par Carasso.
23ème minute l'OM bénéficie d'un bon coup-franc pour un droitier, c'est donc Cissé qui si colle, sa frappe puissante est encore une fois repoussé par le gardien.
A la demi-heure de jeu la pluie entre en jeu ce qui perturbe un peu les débats.
Cissé pour changer se retrouve en position de passeur, sont centre trouve la tête de Pagis qui ne peut malheureusement mettre assez de puissance dans son ballon.
Malgré la bonne entame de match, les marseillais finissent par laisser le jeu à l'équipe mancelle qui se montre la plus dangereuse par l'intermédiaire de Samassa, à l'entrée de la surface, il contrôle le ballon de la poitrine dos au but et reprend celui-ci en ciseau, Carasso est battu mais le poteau repousse le ballon...
La première mi-temps se termine par un but refusé à Lucau pour une position de hors-jeu, les deux équipe rejoignent les vestiaires sans qu'aucune des deux formations n'ait pris l'avantage.
A cause des conditions climatiques le match diminue en intensité, il faut attendre la 56ème minute pour voir une occasion, celle-ci au bénéfice des manceaux, à la suite d'une frappe de Fanchone Carasso repousse le ballon dans l'axe Samassa touche le ballon et Douillard marque, mais le but est refusé, Samassa ayant contrôlé le ballon de la main.
A la 70ème minute Albert Emon choisit d'apporter du sang neuf et fait rentré Niang à la place de Pagis.
76ème minute, Cissé travaille bien sur le côté droit de la surface du Mans, il élimine Fischer et centre devant les buts, Niang à la réception rate l'immanquable au grand damne de Djibril Cissé.
Plutôt habitué à "l'égoisme" du numéro 9 marseillais, c'est Ribéry cette fois qui fait preuve de gourmandise, après un bon travail à l'entrée de la surface, il préfère tenter sa chance au lieu de servir l'arlésien pourtant bien placé, mais dévisse complètement.
Le jeu reste à l'avantage des manceaux malgré tout, mais comme lors des 32èmes de finale l'OM devra jouer les prolongations.
Je profite de la courte interruption du match pour appeler mon cher ami Ludovic avec qui on ne peut s'empêcher de parler du match. Et bien sûr on revient sur l'incroyable raté de l'ami Mamadou, j'en vient à dire tel un prophète (modestie oblige) : "Imagine si c'est lui qui marque le but de la victoire ?!" ce qui suscite chez mon camarade un pessimiste : "Oh j'y crois pas trop...".
On attaque donc les prolongations, et d'entrée de jeu, Cissé bénéficie d'une bonne passe en profondeur, encore une fois seul devant Pelé sa frappe est un nouvel fois détourné par le portier mais cette fois-ci elle échoue sur la barre, sans conséquence donc pour la défense du MUC.
Les phocéens reprennent du poil de la bêt mais les occasions sont peu nombreuses.
A la mi-temps des prolongations les deux équipes sont toujours au coude à coude et aucun but n'est venu animer la rencontre.
106ème minute Djib' encore lui et toujours sur un appel dans la profondeur, affronte toujours Yoann Pelé, mais l'arlésien dévisse après s'être compliqué la tâche en essayant de frapper de l'extérieur du pied.
Sur l'action suivante, à l'avantage des manceaux, Camara effectue un centre qui se transforme en tir qui lobe Carasso, le ballon revient sur Lucau quasiment dans les buts olympiens qui par on ne sait quel tour de magie parvient à mettre le ballon au-dessus de la transversale, le ballon ne voulant semble-t-il pas rentrer dans les buts ce soir.
La séance des pénalties paraît inévitable, Carasso cependant est obligé d'intervenir à deux reprises pour préserver le score, d'abord d'une claquette pour repousser la frappe de Bangoura puis au sol pour stopper le tir de Sessègnon.
Nasri moins en vue depuis après les 45 première minute du match, trouve Cissé pour a priori la dernière occasion du match, il élimine Pelé mais le retour d'un défenseur annihile l'attaque phocéenne. D'un point de vue personnel, le défenseur commet une faute sur Cissé, l'arbitre accorde cependant un corner inexistant en guise de compensation.
Dès lors je l'avoue mon seul soucis est : "Qui va tirer les pénalties ?", Cissé ? s'il a autant de chance que pendant le match c'est mal barré, Taïwo ? il va vouloir mettre une patate et il va tuer une mouette, Niang ? avec l'adresse qu'il a montré sur sa seule occasion... Bref autant, sinon plus qu'Albert Emon je suis en proie au doute.
Cependant Ribéry joue le corner, Niang seule au milieu de la défense reprend le ballon du pif et paf le but (et non pas le chien) !! Le sénégalais qui a su avoir du nez, trompe Yoann Pelé à la 122ème minute du match et donne ainsi la victoire à l'Olympique de Marseille, 0-1 score final !!
L'OM se qualifie donc pour les 8ème de finale, une victoire au finish conquise dans les dernières secondes des prolongations.
Le tirage au sort a offert, en cadeau empoisonné, l'Olympique Lyonnais au prochain tour, seule satisfaction la rencontre se jouera à domicile, histoire de faire oublier le cuisant revers subit au Vélodrôme en championnat.
Nos pensées vont vers Toifilou Maoulida et sa famille qui traversent des moments difficiles avec la perte de sa maman.
L'homme du match : Mamadou Niang, c'est finalement lui qui a fait basculer la rencontre. Sa première occasion est un raté total, bref une entrée en jeu Bakayokesque voire même Giménesque !!
Mais loin de se laisser décourager, le sénégalais aura su "sentir" le coup et finalement a donné la victoire au siens.
(Photos OM.net)