8ème de finale de Coupe de France, OM-OL
8ème de finale de Coupe de France ou... une folle soirée au Stade Vélodrome. Et quoi de mieux qu'un OM-OL surtout à ce stade de la compétition, une finale avant l'heure ont même avancés certains...
Il n'a pas fallu beaucoup de temps à Johan, régulier compagnon de virées footballistique, pour me convaincre. A noté l'absence de Ludovic, exilé depuis peu au pays de Marineland, un seul être vous manque et tout est dépeuplé disait le poète.
Difficile d'avancer un pronostique et les 20 minutes de métro n'arrangent guère les choses chacun des passagers allant de son petit mot, à droite on voit une victoire 3-1, à gauche c'est une défaite 2-0 tandis que derrière on reste optimiste sans trop s'avancer avec un modeste 2-1 pour les hommes d'Albert Emon.
Arrivé de justesse au stade, on entend les sifflets des supporters accompagnant les joueurs lyonnais qui rentrent aux vestiaires ou sortent du terrain, Johan et moi avons eu du mal à nous mettre d'accord sans l'intervention du stadier : "Il rentre de l'échauffement..." (sic).
Juste le temps de trouver notre place et Jump ne tarde pas à retentir dans le Vel' en ébullition, tout le monde est debout pour accueillir les protagonistes. Le virage nord déploie son tifo frappé du nom "OM" pour le virage sud l'ambiance est à "l'argentine" avec les papelitos.
Les deux équipes prennent position, Taïwo comme à son habitude arrangue la foule d'un point rageur, tandis que de l'autre côté Coupet est conspué par le virage sud
Bien calé dans nos sièges, les pieds sur le petit muret en face de nous, l'arbitre peut donner le coup d'envoi !!
D'entrée de jeu les supporters mettent le feu... aux tifos du virage sud, simple hasard ou signe du destin, la dernière fois que j'avais pu voir tel incident, c'était pour un certains OM-Newcastle...
L'ambiance est cependant bien présente dans les virages, la tribune Ganay se laissant presque entrainer.
Seulement 150 lyonnais paraît-il dans la tribune réservée aux visiteurs, les monégasques étaient peut-être plus nombreux lors de la réception de l'ASM.
Dès la 3e minute Nasri frappe au but mais ça passe au dessus, là on se dit que ça y est les lyonnais vont en voir de toutes les couleurs. Dix ans que les lyonnais n'ont plus perdu au Vel' il faut que ça change et surtout le sévère 4-1 subit en championnat doit être effacé.
Marseille fait le pressing et se crée des occasions, Ribéry sur le côté gauche face à Clerc, un "Regarde comme il va le manger !!" m'échappe, aussi tôt dit aussi tôt fait Clerc et Tiago voient passer la flèche blanche et bleue, devant Coupet mais en angle fermé Rib' tente sa chance mais trouve le petit filet...
Puis comme on pouvait s'en douter un lyonnais s'effondre visiblement soumis plus que tout autre à l'attraction terrestre à l'approche du but olympien, certainement Govou, mais c'est Juninho qui s'avance, le centre atterrit dans la surface et Cris libre de tout marquage pousse le ballon au fond des filets de Carrasso. Le stade s'éteint, K.O debout après l'ouverture du score, 0-1.
Malgré tout les virages continuent à donner de la voix, mais dans les tribunes tout le monde reste de marbre.
Dès lors Juninho ne cadre plus et ses tentatives flirtent avec les gabians.
Taïwo tentera bien d'alerter Maoulida auteur d'un contrôle qui a du tout émoustiller Aulas et sa cellule de recrutement... Mais Coupet met fin aux espoirs du marseillais.
Cana après lui prend sa chance d'une trentaine de mètres, mais ça frappe passe juste au dessus des buts du gardien des Bleus. "Té Cana il a faillit cadrer !!" dit quelqu'un derrière moi, néanmoins "c'est le seul à tenter de loin" me fait remarquer Johan à ma gauche...
Les minutes défilent et tout le monde le sais, du moins le pense, il faut marquer avant la mi-temps.
Cissé face à Coupet préfère servir Maoulida qui ne peut marquer.
Mr Duhamel déjà peu à la fête ainsi que son assistant osent annoncer seulement deux minutes de temps additionnel, alors que juste avant Ribéry est resté allongé sur le sol pendant près de trois minutes.
Finalement il finit par renvoyer les deux équipes aux vestiaires, sur ce score désespérant de 0-1.
Alors que Johan à côté de moi n'y crois déjà plus et malgré le pronostique de sa mère au téléphone qui lui dit que l'OM va gagner 2-1, il a perdu espoir pire même il commence à penser que nos joueurs sont mauvais.
De mon côté, l'égalisation me paraît inévitable sans prédire la victoire des notres, je suis sûr d'une chose, c'est qu'on reviendra dans le match.
Comme promis petit coup de fil à Ludo, lui aussi il y croit, il a jouer le match sur sa Playstation et à la mi-temps il était mené lui aussi, mais il a fini par gagner 2-1.
"We Will Rock You" raisonne dans le stade les joueurs réapparaissent sur la pelouse, accoudé à la rembarde devant nous je chuchote seul les paroles, Johan étant toujours au téléphone, râlant contre l'arbitrage.
Tout le monde reprend sa place et c'est au tour du virage nord de siffler Coupet. Johan raccroche et me dit : "Tu crois qu'on va revenir ?
- Bien sûr, je te dis pas qu'on va gagner mais on va égaliser c'est sûr !! Attend Mamadou tu vas voir !!"
Après tout cela m'avais réussi face au Mans.
Il faut le reconnaître, le début de seconde période n'est pas très fringant côté marseillais et on est à la limite de la correctionnelle quand Baros s'infiltre dans la surface, mais ne sert que trop tardivement Tiago qui ne trompe pas la vigilance de Carrasso.
Conscient que l'OM doit jouer son va-tout, Albert Emon lance Mamadou Niang, Olembé quant à lui regagne le banc après un match convaincant.
Mais encore une fois Lyon se montre dangereux via Juninho sur coup-franc, mais Carrasso détourne la frappe d'une superbe claquette, il reste 25 minutes.
Les lyonnais ont la maitrise du ballon mais l'OM pousse un peu plus, Niang sur le côté droit de la défense lyonnaise entre dans les six mètres et passe en retrait à Cissé qui se rate complètement, Maoulida qui avait suivi ne parvient pas à cadrer.
Cissé esseulé récupère le ballon dans la surface et ajuste Coupet, le gardien est battu mais c'est le poteau qui repousse le ballon cette fois-ci...
72ème minute, Albert Emon choisi de faire rentrer Mickael Pagis à la place de Maoulida afin de tenter le tout pour le tout.
Mais encore une fois Lyon manque de peu le coup de grâce, Tiago aux seize mètres prend sa chance mais Carrasso ne tremble pas et claque le ballon en corner.
Le public jusque là plutôt calme se réveille, en virage on pousse et en tribune on tente quelque fois de se lever quitte à susciter la colère des autres spectateurs.
Plus que 7 minutes, le public sent qu'un coup est possible et pousse son équipe.
L'OM bénéficie d'un coup-franc pour un gaucher, c'est Taïwo qui s'avance, seulement sa frappe enroulée passe encore une fois au-dessus des cages. Ce qui suscite chez certains supporters un : "Mais pourquoi il enroule ?!
- Ma foi c'est déjà plus précis que Jounigno..."
Et il est vrai qu'à ce moment du match j'ai totalement perdu espoir, le ballon ne semble pas vouloir rentrer, Cissé butte encore une fois sur Coupet qui détourne en corner, il ne reste plus que quatre minutes et l'OL a toujours un but d'avance au compteur.
Dans la minute qui suit, alors que certains commence à quitter le stade pour éviter les embouteillages et d'autres pour avoir une place assise dans le métro, Ribéry parvient à centrer dans la surface, le ballon est dévié par le dos de Tiago et atterrit sur Pagis qui reprend de volée, Coupet reste figé, le ballon est au fond !!
L'arbitre indique le centre du terrain, pas de hors-jeu, pas de faute, 1-1 le stade exulte, Mickaël Pagis vient de remettre les siens dans le droit chemin.
L'arbitre assistant indique cette fois quatre minutes supplémentaires, mais les lyonnais n'y sont plus.
Un nouveau mouvement part de Ribéry, il parvient à servir parfaitement Beye dans la profondeur qui peut alors centrer, Niang seul devant le but effectue la tête parfaite et crucifie Grégory Coupet. Les supporters explosent, l'un d'entre-eux tentera même de me sauter dans les bras.
Les lyonnais d'habitude irrésistible en fin de rencontre se font prendre à leur propre jeu et encaisse deux coups de butoire en 3 minutes. Le Vélodrome peut chanter et sauter, la dernière tentative de Sydney Govou ne fait que faire frêmir l'OM qui tient sa victoire.
Les joueurs peuvent alors communier avec leurs supporters, dont les premières pensées sont à l'attention du prochain adversaire : le PSG.
A soirée exceptionnelle, article exceptionnel.
L'OM jouera donc les quarts de finale de la Coupe de France, on connaîtra l'adversaire dimanche après-midi. Lens, Nantes, Sochaux, Sedan, le PSG, Vannes ou le petit Poucet Monceau, une chose est sûr l'OM affrontera l'un de ces sept clubs.
En attendant après l'euphorie de la victoire face à l'ogre lyonnais l'OM retrouvera le championnat avec la réception du Paris SG. Un clasico très spécial, puisque d'un côté le club phocéen reste un sérieux prétendant à la Ligue des Champions tandis que le club de la capitale se bat pour le maintien.
Les marseillais espèrent bien terminer leur folle semaine en apothéose, afin de conserver toutes leurs chances dans la course à la deuxième place.
J'espère pouvoir mettre prochainement en ligne une vidéo du match, Ludovic étant absent j'essaierai de m'y atteler lorsque j'aurais les images.
Rendez-vous dimanche avec tout d'abord le tirage au sort de la Coupe de France puis à 21h le clasico en direct sur Kachkar + !!
Homme du match : Cédric Carrasso, sans lui Lyon aurait fait le break bien avant que ses coéquipiers ne trouve les ressources pour égaliser. Ses deux parades face à Juninho et Tiago, ainsi que son dernier arrêt face à Govou sont des moments clés du match.
Coup de chapeau également à Mickaël Pagis et à Mamadou Niang qui en quelques minutes de jeu ont fait basculer le match.
Le moins : Djibril Cissé, incapable de marquer depuis plusieurs matchs, maladroit dans la finition face à Lyon, Djib' va devoir se bagarrer parce que derrière ça pousse fort !!
(Photos OM.net)